Sans désir...

Publié le par Samy

Une fois n'est pas coutume, Facebook permet de tisser des liens inattendus... mais j'y reviendrais plus tard.

 

Faisons tout d'abord un bon en arrière d'environ 25 ans.

 

 

Les années 1985/86 voient arriver en force une chose presque inconnue à l'époque et qui, à l'instar de la Peste, fait fuir les prétendus amis et tient à distance une bonne partie des gens... et ce au sein même de votre propre famille: j'ai nommé le Chômage.

 

Cette "chose", si elle est devenue malheureusement commune de nos jours, était un fait aussi rare que les enfants dont les parents avaient divorcé.

On peut dire que de l'eau est passée sous les ponts depuis.

 

Cette 1ère vague obligea des pères et des mères de famille à rester chez eux à se morfondre, à faire bonne figure, à espérer et à se battre pour rebondir. Ce fut le cas de mon père.

 

Bien que cette période fut financièrement tendue, je dois avouer que ce fut pour moi une période plutôt heureuse: adieu nourrice et bonjour les mercredis avec Papa qui, par temps de neige, venait me chercher à l'école en luge!

J'avais 5/6 ans à l'époque.

 

Je me revois également assis dans la cuisine, jouant avec de la pâte à modeler ou dessinant pendant que mon père cuisinait et me faisait de très jolis Oncle Picsou ou des petits clowns avec ladite pâte à modeler pendant que Maman travaillait.

 

En fond sonore, la musique que crachotait un poste de radio gris métallisé. La musique pop des années 80 battait son plein.

 

Et là, s'élève soudain une voix enveloppante, un peu triste, douce et chaude. Une invitation à l'évasion et au rêve. Invitation bienvenue en ces temps un peu durs. Voyage Voyage de Desireless.

 

C'est tout bête mais cette chanson a marqué ma mémoire à jamais et reste pour moi un moment unique à chaque écoute. Un moment de souvenir tendre. Un moment d'innocence. Un moment de mon enfance.

 

 

Pour revenir à Facebook, il se trouve que, au gré des liens et des recherches, je suis tombé sur le profil de Desireless (Clo, pour les intimes). Nous voilà virtuellement amis et, note après note, je découvre son univers qui s'étend bien au delà de Voyage Voyage.

Voici deux exemples parmi tant d'autres ici et .

 

Si son look a changé sa voix est identique... et ça, personnellement, je trouve ça merveilleux!

 

Alors, sur fond de son dernier tube L'Expérience Humaine, j'ai commis une petite caricature de Claudie Fritsch, alias Desireless.

 

J'espère qu'elle ne m'en voudra pas... cette caricature, en tout cas, a été faite avec tendresse en souvenir de mon enfance.

 

Et, pour tout ça, merci à mes parents... et merci Claudie! 

 

 

Desireless.jpg

 

 

 

Commenter cet article

julien 27/11/2011 11:29


"Voyage Voyage", c'est pour moi la chanson qui symbolise le plus les années 80.


 


J'avais écouté son album qui était sortit vers 2006/2007, j'l'avais trouvé plutôt pas mal. Elle fait partie de ces artistes qui ont eu le "malheur" de faire un trop gros tube d'un seul coup.


 


Ta "caricature" est super ! Je l'ai reconnue avant même de lire l'article ! Si elle la voit, je suis sur qu'elle va aimer ^^

Samy 27/11/2011 13:49



Merci Julien! 


J'ignore si Desireless/Clo a vu sa caricature... en tout cas, pas de commentaire de sa part pour l'instant. Suspens...!


Ceci dit, hier, jai eu la suprise de recevoir les CDs que je lui avais commandé. Je les ai tous reçu dédicacés avec, en prime, une photo dédicacée aussi. Ses albums "L'Expérience Humaine" (le
tout dernier) et "Un Brin de paille" (guitare et voix) ne sont pas mal du tout!!



Waquete 23/11/2011 20:57


Comme certains souvenirs peuvent être accrochés à un son, une musique ou un parfum...


En effet, Désireless a changé sa coiffure qui a, sans doute, permis de la rendre célèbre mais il est vrai que pour l'a vu en concert, sa voix est toujours la même!!

Samy 23/11/2011 21:25



Je suppose qu'à un certain moment, l'image, on a envie d'en changer. D'abord pour soi mais aussi pour faire autre chose sous une nouvelle image et non pas refaire la même chose encore et encore
(ce que les équipes marketing, en général, adorent!) jusqu'à écoeurement et par facilité (et pour le pognon).


Chapeau bas à Desireless pour l'envie de continuer en toute liberté, sans ne penser qu'au fric: c'est si rare!